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mercredi 11 novembre 2015

Miss pain d'épices de Cathy Cassidy

Couverture de Miss pain d'épiceAuteur: Cathy Cassidy 
Editeur: Nathan

Collection: /

Parution: 8 octobre 2015
 

Nombre de pages: 250 pages

Synopsis :


A l'école primaire, Cannelle était le bouc émissaire, celle que personne ne voulait avoir comme amie. Alors, à la rentrée de sixième, elle arrive au collège relookée et devient l'amie d'une fille sympathique. Cependant, l'arrivée de Sam, un garçon décalé qui se moque du regard des autres, bouleverse tout.

Avis :  


On fait ici la connaissance de Cannelle, encore en primaire et qui est le souffre douleur de ses camarades de classe. Et tout de suite, on se prend d’amitié pour cette fille qui ne sait tout simplement pas comment se comporter et qui fini par jouer un rôle pour être apprécier des autres. Si elle se rend souvent compte que ce n’est pas la meilleure solution, l’engrenage est fait et Cannelle a beaucoup de mal à se rappeler qui elle est puisqu’elle fait tout pour être différente.

A ses côtés, il y a Shannon. La belle et populaire Shannon pour qui tout est un jeu. Parfois amusante, souvent cruelle, Shannon est la fille comme il y en a dans chaque classe (ce genre de fille, il faudrait les secouer un bon coup !).


Intervient ensuite Emily qui fait ressortir les (mauvais) vieux souvenirs enfouis de l'héroïne ; et Mr Hunter, le prof d'anglais que tous les élèves adorent. Shannon (cette vraie peste) a même le béguin pour lui...
Quant à Cannelle on sent que la peur d’être rejetée comme autrefois refait surface en elle, et a des attitudes un peu maladroites, et en vient même à croire que sa meilleure amie aime plus Emily qui a intégrer leur groupe qu’elle. Elle va donc se réfugier auprès de Sam qui lui n’a peur de rien et fait ce qu’il a envie de faire sans se soucier du regard des autres. C’est ce qu’il va « enseigner » à Cannelle. J’ai beaucoup leur relation et le fait que ce soit lui qui lui donne le surnom de « Miss pain d’épices » .

Bref, qu’il s’agisse de l’intrigue ou des personnages, on s’attache à Cannelle, Sam et Emily et on croise les doigts pour qu’ils finissent par se rendre compte qu’ils peuvent être parfaitement heureux tout en étant qui ils sont. Il est parfois difficile de faire face à ses propres différences mais le roman est un appel à ne pas oublier qui on est uniquement pour faire plaisir à autrui.

Un roman vraiment sympathique, qui plaira sûrement aux plus jeunes comme aux grands et qui m’aura, en tout cas, fait passer un excellent bon moment !
 



Note: 4,75/5

dimanche 25 octobre 2015

U4.Koridwen d'Yves Grevet

Auteur: Yves Grevet
Editeur: Syros/Nathan

Collection: /

Parution:  27 aout 2015
Nombre de pages: 363 pages

Synopsis :

Koridwen, Jules, Stéphane, Yannis ont entre 15 et 18 ans. Ils ont survécu au virus U4, qui a décimé 90% de la population mondiale. Ils ne se connaissent pas, mais ils se rendent pourtant au même rendez-vous.


"Je m'appelle Koridwen. Je suis la dernière survivante du hameau de Menesguen. J'ai décidé de me rendre à Paris. 541 kilomètres en tracteur, c'est de la folie, mais toute seule ici je suis trop vulnérable. Ma grand-mère m'a toujours dit que j'aurais un destin exceptionnel. C'est le moment de le vérifier."

 

Avis :  

Étant donné que j'avais déjà lu sur le point de vue de Stéphane et Jules, j'avais hâte de découvrir celui de Koridwen, qui est,pour moi, un personnage mystérieux et attachant. 
J'ai été totalement happée par cette histoire, qui m'a paru d'autant plus réaliste qu'elle se passe à des villages que je connait pour certains ! Je n'ai jamais lu de dystopie qui se déroule en France est U4 montre bien que cela peut exister. Voir les villes telles que Morlaix, Ploumagoar, Yffiniac, St-Brieuc... dévastées et sa population décimée, bouh, ça fait un coup au cœur !
J'ai beaucoup appréciée le personnage de Koridwen, une bretonne qui a donc des racines celtes, qui sait se battre et n’hésite pas à défendre son indépendance.
Le récit mélange à merveille l'univers cyber et moderne avec les illustres légendes bretonnes.
L'écriture est fluide et agréable. On avance avec fébrilité dans une société dévastée dans lequel on entretient peu d'espoir.

Amour, amitié, les relations humaines sont complexes à tisser et filantes. Les déceptions et les pertes éprouvent et fustigent. Un parcours contre la montre et de tous les dangers vous attend.
 Dans toutes ces phases, Koridwen fait face aux difficultés et réussit à se faire en quelques sorte protégés. Elle vit des expériences très difficile et variante ce qui fait d'elle une vraie battante. Elle a un sacré coup de chance et j'avoue que la fin m'a un peu énervé car, pour ma part, ce n'était pas une fin très réaliste même si ça suit l'univers d'Yves Grevet.


Le rythme du livre est très prenant et on aurait envie de connaître la suite !

Avis: 4,25/5

dimanche 30 août 2015

U4.Stéphane de Vincent Villeminot

Couverture de U4 : Stéphane
Auteur:Vincent Villeminot
Editeur: Syros/Nathan


Collection: /

Parution: 27 aout 2015 ( lu en avant-première 1 mois avant )
Nombre de pages: 391 pages

Synopsis :


Stéphane vit à Lyon. Son père est absent lorsque l'épidémie se propage et ne laisse presque que des adolescents vivants.

Sachant son père grand spécialiste des maladies, elle espère son retour rapide.

Mais la situation se détériore rapidement, obligeant la jeune fille à rejoindre le lieu de rassemblement des survivants afin d'échapper aux pillards.

Les restrictions se font de plus en plus sentir lorsque que l'hiver arrive. C'est alors que les événements vont s'enchaîner et la contraindre à prendre la route..
 
Avis :

Autant dire que cette série, annoncée comme le phénomène de la rentrée littéraire, promettait de très grandes choses ! Tellement que je me suis vite mise à douter. Et si ce n’était que trop de bruit pour pas grand chose ?

Volontairement, je ne vous ferai pas de résumé supplémentaire à celui de la quatrième de couverture. Personnellement, je m’y suis lancée en aveugle, sans n’avoir rien lu de plus que ces quelques lignes descriptives. Je me suis donc plongée dans cet inconnu, espérant être surprise. Et ça, pour être surprise, je l’ai été, à de très nombreuses fois et sur divers points de vue.

L’histoire vaut le détour. Sincèrement. Rien que pour elle ces livres méritent d’être lus. Je ne m’attendais vraiment pas à une telle qualité, j’ai été époustouflée. Très vite, j’ai ressenti une sorte de frénésie ; l’envie de tourner les pages était bien présente, et ce désir de connaitre la suite, l’avenir, ce qui attend Stéphane et ces compagnons, était dévorant. Et je suis tout simplement soufflée par l’imagination d’un tel univers.

Car dans ce monde, il n’y a plus rien de beau ni de rose. C’est l’anarchie la plus totale, de la survie à l’état brut. Vincent Villeminot n’enjolive pas les choses ; on trouve de l’horreur à chaque page, et peu d’espoir, très peu d’espoir. La prise en main du texte est donc une découverte d’un inconnu sombre et dévorant, où l’inquiétude et l’instabilité règnent en maître. Mais dans toute cette noirceur apparaissent quelques petites touches de lumières, d’abord faibles lueurs dans cette nuit obscure avant de prendre de plus en plus d’ampleur et d’éclairer un avenir qui se dessine petit à petit. Et le monde commence à redevenir beau, à prendre des couleurs malgré toute cette laideur.

J’ai quand même mis un peu de temps à rentrer pleinement dans ce tome, non pas à cause de l’histoire, mais plutôt de l’héroïne. J’ai éprouvé pas mal de difficultés à comprendre et donc à m’attacher à Stéphane (oui, c’est une fille !). C’est un personnage assez froid et extrêmement difficile à cerner, et durant les premiers chapitres je ne savais pas trop sur quel pied danser avec elle. Elle est très solitaire, jusqu’à sa rencontre avec Alex, qui m’a tout simplement fait enfin découvrir la jeune fille qui se cache derrière son apparence de garçon manqué. De fil en aiguille elle se révèle tout doucement au fil des pages, et petit à petit j’ai réussi à la comprendre et à la trouver touchante, à sa manière. Un personnage très atypique que je suis heureuse d’avoir rencontré dans ce récit.

En définitive, Stéphane est un tome qui peut se suffire à lui seul. Je suis très étonnée de constater qu’effectivement, en un seul tome, on découvre toute une situation ainsi que sa finalité (un phénomène bien rare de nos jours..). Mais ne vous méprenez pas. Car lire un de ces livres vous prendra au piège : vous aurez irrémédiablement envie de vous jeter sur les trois autres.. Une dualité exceptionnelle !


Attention si vous n'aimez pas les fins ouvertes, vous risquez d'être déçus. Même si je comprends de plus en plus ce choix des auteurs, je ne peux m'empêcher d'être frustrée. J'en veux plus, j'espère plus... comme une suite, par exemple .
Dans tous les cas, le terme « phénomène de la rentrée littéraire » qui me paraissait un peu trop enjolivé avant ma lecture, se révèle finalement tout à fait approprié. Il sera très difficile de passer au travers de ces tomes et de l’évènement que sera leur parution le 27 aout. Et si vous avez la possibilité d’en lire au moins un, n’hésitez pas. Surtout pas.

Note: 4,25/5

U4.Jules de Carole Trébor

Couverture de U4 : Jules
Auteur: Carole Trébor 
Editeur: Syros/Nathan


Collection: /

Parution: 27 aout 2015

Nombre de pages: 400 pages

Synopsis :

Jules est reclus dans son appartement parisien. Sans nouvelles de ses parents, il assiste depuis sa fenêtre à la propagation d'une épidémie qui décime les habitants. Afin de venir en aide à une fillette qui a mystérieusement échappé au virus, il doit affronter le monde extérieur. Son seul espoir réside dans le rendez-vous fixé par Warriors of Times.

Fait partit de la série U4 (autres tomes : U4 Koridwen, U4 Yannis, U4 Stéphane)

 
Avis :


La fin du monde est proche, enfin presque. Un virus baptisé « U4 » fait rage et a tué presque tout le monde. Seule une poignée d’adolescent a survécu à la contagion ainsi que quelques adultes des forces armées grâce à des combinaisons spéciales. 

 Autant dire que c’est un peu le bordel, ou nos ados sont livré a eu seule. C’est dans ces milieux qu’évolue Yannis, Stéphane, Jules et Koridwen. Ils sont aussi tous les 4 des membres hauts gradés dans un jeu vidéo en ligne ou il est possible de remonter le temps pour modifier les évènements historiques. Leurs espoirs feront surface quand l’administrateur du serveur leur envoie un message leur demandant de venir sous la plus vieille horloge de Paris le 24 décembre pour remonter le temps et ainsi revenu avant l’épidémie. C’est avec cet objectif que nos quatre personnages convergent vers le même lieu : Paris. Arriveront-ils à bons ports ? Que se passera-t-il le 24 décembre ? Un voyage dans le temps est-il vraiment possible ? Sauveront-ils tout le monde ? L’avenir semble être entre le creux de leurs mains…
 

Le jeune homme est seul, déjà à Paris, et va rapidement tomber sur Alicia, une petite fille. La première question qui va tout de suite sauter aux yeux, c’est de savoir comment elle peut être présente, alors que quel des adolescents ont pu survivre, et cette dernière est bien trop jeune pour en être une… Jules va la prendre sous son aile, et sera assisté par Jérôme et Vincent, ses meilleurs amis, qui ont décidé de réunir un groupe d’ancien camarade pour former une communauté. Un groupe qui se protègera s’organisera pour créer des vivres, des soins et tout le confort qu’il est possible de tirer de ce monde en ruine. Jules est du coup directement dans l’action. Il est déjà sur place et subit les problèmes de la capitale avec les attaques armées des gangs, mais celle aussi du R-point, le regroupement organisé par l’armée qui ne semble pas avoir un but très net avec les adolescents…

Bien que nous avions plusieurs points de vue, nos personnages passeront leurs temps à se croiser, même si deux « binômes » se détachent : Yannis et Stéphane, et de l’autre Jules et Koridwen. 


Il y a Jules bien évidemment, un garçon qui manque d'assurance, de confiance en lui. Bien que baraqué, il doute de sa force et se trouve "gros" et empoté. Mais sa détermination et son courage pallient largement ses doutes et Jules s'avère être, dans les situations critiques, un garçon sur qui l'on peut compter. De plus, il est fiable, honnête et foncièrement gentil. Peut-être même trop car, par ces temps difficiles, ce n'est pas forcément la gentillesse qui paye. Un peu comme Yanis, il a le syndrome du héros, alors adopter et protéger Alicia est pour lui, la chose la plus évidente au monde. 

Alicia justement, c'est le rayon de soleil de ce roman ! Elle est splendide !! Je pense que si ce tome est aussi touchant, c'est en majeure partie grâce à elle. Sa relation avec Jules et Max est tellement émouvante.
Et puis son comportement en général fait d'elle, un être exceptionnel.

En conclusion , il faut vraiment les lire !

Note: 4,25/5

samedi 13 juin 2015

Allégeance de Veronica Roth


Auteur: Veronica Roth
Editeur: Nathan

Collection:  /


Parution:
15 mai 2014
Nombre de pages: 480 pages 

Synopsis :


Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s'y soumettre. Ils doivent s'enfuir. Mais que trouveront-ils au -delà de la clôture ? Et si tout n'était que mensonge?

Avis :


Tout simplement parce que ce tome m'a fait ressentir tant d'émotions qu'écrire une réaction à froid serait comme renier ces émotions qui m'ont parcourue pendant ma lecture.

Par quoi commencer, donc ? Tris, Quatre, et quelques autres partent enfin découvrir ce qui existe hormis Chicago, dans ce monde dystopique fortement bien construit par l'auteure. On le sait depuis le début, le monde ne se résume pas à leur monde unique, justement. Il y a quelque chose d'autre. Et ce quelque chose est la clé de voûte de la série.
Je dois dire qu'elle ne m'a pas déçue. J'ai même été assez surprise de l'autre envers du décor, car je ne m'attendais pas à ce que cela soit si bien construit et aussi poussé. L'auteure a tenu à démontrer qu'elle avait un scénario complexe et surtout complet depuis le départ. Et il se tient parfaitement.
J'en ai été ravie.
Pour le côté de la divergence, je m'en doutais un peu, mais toutes les explications fournies nous aident à bien appréhender ce que l'auteure souhaite dépeindre ici; que chacun a sa place, et que nous ne sommes pas conditionnés par quelques gènes déficients que nous possèderions en nous. Ce sont nos actes qui nous construisent et nous façonnent, pas des gènes imbriqués en nous et contre lesquels nous ne pouvons rien.

J'ai trouvé très intéressant et plaisant d'avoir le point de vue de Tris accompagné de celui de Tobias. On le cerne mieux.
Tris devient forte, elle s'assume, elle ne vacille plus. Ses doutes sont toujours là, mais elle ne se laisse plus abattre. Elle sait ce qu'elle veut. J'avais au départ un peu "peur" d'elle, de ce qu'elle pourrait devenir, dans le sens où quand la construction des personnages comme Tris avec qui le lecteur partage son opinion est incomplète, le personnage me déçoit. Il finit par me paraître fade .Alors que Tris... Je l'admire. J'admire l'auteure pour avoir à ce point réussi à montrer l'évolution d'une personne ainsi, tout au long des trois romans. Et Tobias, quelle évolution également ! Le roc infaillible se fissure peu à peu. Tris et Tobias, tel que Tris elle même le pense, se complètent. Et, en effet, lorsque l'un failli, l'autre devient fort, pour soutenir, protéger l'autre. Tels le Yin et le Yang. Si différents et pourtant si complémentaires.

Un immense merci à l'auteure. J'avais peur d'une fin comme dans certains livre qui, je ne le cacherai pas, m'a fortement déçue. Ici, c'est le talent de l'auteure à son summum, tant l'écriture est belle, et les moments vécus aux côtés de Tris, Tobias, Christina, Uriah, Zeke, sont forts et chers à mes yeux.

Les deux premiers tomes de la saga m'avaient bousculée dans mes sentiments, par leur force et ce qu'ils dépeignaient. Celui-ci m'a plus bouleversée que bon nombre de bouquins que j'ai lus. Et, à mes yeux, il est un trésor que chacun devrait découvrir, savourer, et vivre.



Note: 4,5/5

dimanche 31 mai 2015

Aux délices des anges de Cathy Cassidy


Auteur : Cathy Cassidy .
Editeur : Nathan .

Collection : /

Parution : 6 novembre 2014 .
Nombre de pages : 220 pages .



4ème de couverture :


Je m'appelle : Anya
Mon âge : 13 ans
Je suis : tout juste arrivée de Pologne
Mon style : vieil uniforme acheté d'occasion
Je rêve : de commencer une vie géniale en Angleterre
Mon problème : rien ne se passe comme prévu, ni la vie en Angleterre, ni ma relation avec Dan, ce garçon rebelle pour qui je craque malgré moi...



Avis : 

Les personnages sont vraiment le point fort de ce roman. Anya est une fille très douce, qui observe avec intelligence tout ce qui l'entoure. Loin d'être un stéréotype, elle essuie les difficultés qu'elle traverse avec force et courage et est le personnage auquel je me suis le plus attachée. Les autres ne sont pas en reste, on découvre des petits pans de leurs vies qui forment des histoires parallèles. Ils nous réservent tous de nombreuses surprises, même la petite peste du collège a de bons côtés !
Le thème de la famille est également au centre du roman. On évolue avec la famille d'Anya qui doit affronter tous ces problèmes mais qui reste unie. C'est aussi l'occasion de découvrir
certains coutumes polonaises à l'approche de Noël, période qui conclut le roman. Une autre famille est aussi importante dans le roman, mais je ne vous en révèle pas plus pour ne pas gâcher les surprises sucrées du salon de thé Le Paradis qui saura vous mettre l'eau à la bouche et le sourire sur les lèvres ! 


Dans l'optique d'offrir une meilleure vie à sa propre famille. La jeune fille a une image assez «merveilleuse» du pays où elle rêve d'habiter dans une maison, avec un jardin et tout ce qui va avec. Le reste de la famille restée en Pologne (à savoir Anya, sa mère ainsi que sa jeune sœur) embarque donc rejoindre le père déjà sur place. Rapidement tout son rêve va s’effondrer. Les affaires du père ne sont pas au beau fixe, ils habitent dans un petit appartement au-dessus d'un restaurant, logement assez miteux. Les camarades de classe de la jeune fille ne l'aident pas non plus à se sentir à sa place dans ce nouvel habitat. Pourtant, elle ne reste pas indifférente au charme de Dan, un camarade de classe qui semble être le genre de personne qu'il est plutôt conseillé d'éviter. Anya saura-t-elle s’intégrer dans cette nouvelle vie ? La famille réussira-t-elle à améliorer ses propres conditions de vie ? Dan est-il vraiment ce qu'il veut bien montrer de lui, à savoir un jeune homme rebelle ?

Le premier point qui me « choque » suite à cette lecture, c'est l'âge des protagonistes. Ils ont en effet 13 ans, et sont donc encore au collège, et pourtant la jeune fille va passer son temps à penser à Dan et à l'amour qu'elle lui porte. Sur de nombreux points, Anya se comporte comme une adolescente en classe de lycée (et donc pas au collège …). Il en va de même pour le comportement de Dan, et des différents camarades de classe, ils ont tous des manières d'être qui ne reflètent pas leurs âges donnés par le récit. Je ne sais pas en revanche si les jeunes personnes se comportent toutes comme ceci de nos jours .

Outre ce côté assez dérangeant sur le principe, je n'ai rien à reprocher au style de l'auteur qui est fluide et facile à lire. On se plonge sans mal dans l'histoire.

 En résumé, Aux délices des anges est une petite lecture tendre plutôt pour les 10-14 ans, mais qui saura vous séduire quel que soit votre âge !


Note : 4,25/5